Dans les
BD’s comme au cinéma, ce sont souvent les voitures sportives qui sont
mises à l’honneur. Les populaires ou familiales sont souvent reléguées
à un rôle de figuration.
Il en va de
même pour les voitures italiennes dans la bande dessinée franco-belge.
Vous avez vu
dans le précédent numéro (décembre 2004) que Natacha roulait en Fiat
850 spider blanche. A la même époque , Paul l’assistant de Yoko
Tsuno roule dans le même modèle (en rouge). Gil Jourdan, le détective
privé, abandonne sa R16 -qui remplaçait déjà sa célèbre dauphine
jaune- pour une somptueuse
Dino coupé.

On ne retrouve les petites italiennes que dans le décor de l’actionou
dans des scènes ou elles sont un peu ridiculisées (souvent même par de
véritables Oldtimers). Le voisin de Marc Lebut et sa Ford T passe d’une
Vespa 400 bleu ciel à une Fiat 600 de même couleur ; une 850
berline confrontée à Zoé, la voiture de Sophie. Seule exception … la
Fiat 509 de Gaston Lagaffe qui a pu sortir de son rôle ingrat pour
devenir une véritable héroïne de la série.
Pour
retrouver les autres modèles il faut se reporter au Journal de Tintin ou
au magazine Spirou qui proposent, en plus des séries de bandes dessinées,
une rubrique d’actualité automobile destinée à son « jeune »
public. Les rubriques sont de véritables chroniques techniques qui présentent
régulièrement des essais sur route ou circuit.
C’est
ainsi que des années ’50 au milieu des années ’70 on retrouvera la
plupart des Fiat dans les deux versions de Tintin (belge et française) et
dans la chronique auto de Spirou : de la Fiat 1400 à la 131
Miriafiori en passant par les 1900, 1100, 600, 500,1800, 1300, 2300, 1500,
850, 125, 124, 128, 127 et enfin 126.
Au début,
il s’agissait de rubriques assez austères, simplement illustrées
d’une photo de la voiture. La rubrique évoluera dès le fin des années
’50 et tout au long des années ’60 et seront beaucoup plus richement
illustrées de véritables scènes de BD, notamment par Jidéhem (Spirou)
et Mittéï (Tintin belge).

La présentation
de la Fiat Nuova 500 dans le Spirou 1019 de 1957 fait encore partie de
l’ancienne génération de la chronique auto. Le texte de Jacques
Wauters insiste sur le concept d’Auto Minima et sur les solutions apportées
par ce nouveau modèle Fiat : esthétique, structure, motorisation
… « Rationnelle, homogène,
elle prouve que l’intelligence dans la conception peut amener la beauté
technique à peu de frais ». Au niveau de l’illustration, une
grande part est encore laissée aux dessins techniques fournis par la
marque; un dessin du mécano Starter (de Jidéhem ?) agrémente la
photo ainsi qu’une petite illustration
de la 500A de la main de J. Wauters.
(à
suivre)
merci aux éditions
Dupuis
Plus
d’infos sur www.bdoubliees.com
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